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Monsieur Marc Hétu

Conseiller du Ministre Jean-Francois Roberge 

1035 Rue de la Chevrotière,16ème étage

Québec, Qc,G1R 5A5

 

 

Vendredi 13 Mars 2020 

3ÈME PLAINTE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC

 

                           

DOCUMENTATION 

Monsieur Marc Hétu, Conseiller du Ministre de l’Éducation, Jean-Francois Roberge,

 

Pour faire suite à notre échange téléphonique du 11 Février 2020,  j’ai rassemblé pour ce message qui représente ma 3ème plainte au Ministère de l’Éducation du Québec les éléments ci-dessous: 

• Extrait de notre conversation du 11 Février 2020 (Marc Hétu - Gioberti Francois)   

                            

1ère plainte au Ministre de l’Éducation M. Jean-François Roberge

• 2ème plainte au Ministère de l’Éducation du Québec

• Courriel de Marc Hétu (Conseiller du Ministre )au Député de Pontiac André Fortin

• Réponse Commission Scolaire - (CSPO)

• Réponse Protectrice de l’élève - (CSPO)

 

Mon nom est Gioberti Francois, je suis le papa de Quincy.

Au mois de Septembre 2019, j’ai soumis une plainte à la Commission des Droits de la Personne du Québec après que mon fils eu été invité à lire un livre raciste à l’école primaire.

 

En lisant ce livre , APPROUVÉ par Le Ministère de L’Éducation, j’ai intercepté à 3 reprises l’expression indignante qui suit :

 

‘’Tu es assez grand pour comprendre que dans la vie on est toujours le NÈGRE de quelqu’un et ce quelqu’un là c’est MOI  et l’auteur enchaine avec

   ‘’ Alors OBÉIS et CESSE de PARLEMENTER avec l’AUTORITÉ et ne me traite pas de RACISTE car tu sais parfaitement ce que je veux dire par là.’’ 

                                                                                                                                                                                         Un Cadavre de Classe, Robert Soulière (1997)

 

Mr Hétu comme on peut vous entendre dans l’enregistrement de notre conversation  ‘’Ça n’a VRAIMENT pas sa place !’’   

 

 

Je suis confus... j’ai du mal à comprendre qu’au Québec en 2020 , le système d’éducation qui m’a formé, me fait la guerre pour un livre désuet qui transgresse les valeurs fondamentales de notre société. Votre ministère est bien placé pour constater la diversité démographique des parents du Québec qui se compose également de parents ‘’ORDINAIRE’’ de la communauté LGBTQ. Je dis ‘’ORDINAIRE’’ parce qu'encore aujourd’hui, malgré les progrès, cette communauté doit malheureusement continuer à se battre pour leur respect, leur droits et l’affirmation de leur normalité.

Donc un livre au primaire, en 2020, au Québec, Ô Canada qui laisse supposer aux enfants qu’être un homosexuel c’est  ‘’un peu spécial ’’

c’est mal, c’est arriéré et c’est irresponsable.

 

Un livre au primaire, en 2020, au Québec, Ô Canada qui laisse supposer aux enfants que le NÈGRE est toujours à la servitude de quelqu’un c’est inconstitutionnel. 

DOUBLE DISCOURS 

 

La réponse à ma confusion se trouve assurément dans la disparité entre votre discours au téléphone qui m’a réjoui et votre courriel décevant qui dit tout à fait le contraire...

 

Je cite le courriel que vous avez envoyé au Député de Pontiac André Fortin :

 

 ‘’ Le livre avait alors été lu par des experts en littérature et répond à des critères de qualité stricts. Même si les mœurs et le contexte ont changé   depuis, il n’est pas prévu de remettre en question la place du livre dans le répertoire. Même si des livres peuvent heurter les valeurs de certains     lecteurs, le Ministère s’en tient aux critères de qualité établis (…).‘’ 

 

Donc Mr Hétu, d’une part vous dites que le livre devrait être banni et de l’autre vous endossez la propagation de cette idée discriminatoire. 

 

Pourquoi ce double-discours ? Pourquoi faire de la politique avec le cerveau de nos enfants ?

À coup de millions de dollars vous modernisez les bâtiments scolaires en recyclant les idées de la vieille école. 

Avec tout le respect que je vous dois Monsieur Hétu, conseiller du Ministre Jean-Francois Roberge cette analyse est archaïque. 

Le Ministère de l’Éducation du Québec ne devrait-il pas être à l’affût des plus récentes recherches qui dévoilent les facettes implicites et systémiques du racisme dans une société.

 

   Comment osez-vous prétendre qu’une expression dénigrante pour les noirs, utilisée à tour de rôle, par deux personnages blancs pour s’adresser à une   femme noire dans un livre pour enfant ne soit pas raciste? Comment vos ’’experts en littérature’’on pu bâcler à deux reprises l’analyse de ce livre sans     cerner son caractère raciste si flagrant. 

 

 

LES PROFESSEURS SONT GARANTS DE NOTRE AVENIR ! 

C’est l’ensemble de ces négligences et la profondeur de ce type d’analyse bidon qui se convertissent en lègue sociétal malsain pour nos héritiers. C’est l’ensemble de ces négligences qui forcent les professeurs à se prononcer sur la place publique à coup de milliers de signatures et de protestations pour se faire valoriser. On se veut une société moderne mais on ne respecte pas les gens à qui l’on confie le cerveau de nos enfants à chaque jour. Laissez-moi vous dire qu'en tant que parent, le climat politique ne présage rien de reluisant.

Si l’on exclus, bien sûr, les grandes vitrines que vous prévoyez pour nos écoles nouveau genre… 

N’avez-vous pas un professeur comme général ?

N’est-ce pas le temps pour le Monsieur le Ministre Roberge de valoriser ses paires ?

Non pas par favoritisme mais par l’évidence que la destinée d’une société se fraye toujours un chemin dans l’esprit des enfants. 

Pourquoi faire de la politique avec le statut et les conditions de travail de ces professionnels au dépend de nos élèves ?

 

 

C’EST JUSTE DRÔLE … VENANT du MINISTÈRE ?

 

Si je me réfère encore à votre message il semblerait que l’auteur du livre ait séduit votre comité de sélection en offrant dans son ouvrage des stéréotypes discriminatoires sur un plateau humoristique :

 

 

     '’D’ailleurs, précisons que Robert Soulières est un auteur qui a une plume plutôt humoristique qui joue souvent sur un second degré.’’

 

 

 

Il y a des sujets avec lesquels on ne rigole pas Monsieur Hétu, ce n’est pas une blague… Depuis 1998, ce livre se répand à travers les écoles du Québec, donc un enfant de 10 ans qui a lu ce livre cette année là, est aujourd’hui âgé de 32 ans. Donc il peut facilement aujourd’hui, en 2020, être un professeur, un docteur et même un policier... Je ne pense pas que cette plainte nécessite un étalement de l’histoire des noirs ou même une connaissance approfondie sur le sujet pour réaliser que cette expression n’est pas digne du Québec d’aujourd’hui.

 

ABUS DES NOUVEAUX POUVOIRS

 

Ce livre devrait être banni de toutes les écoles du Québec. La preuve c’est que le livre a été banni de toutes les écoles primaires de l’Outaouais.  

Mais malheureusement en vertu des nouveaux pouvoirs que vous avez conférés à la commission scolaire CSPO, par arrogance ils ont décidé de continuer à répandre ce livre dans les écoles secondaires. En se permettant du même coup de violer les droits fondamentaux de mes enfants en entravant l’intervention de la Protectrice de l’élève dans le dossier. Mes enfants ont été privés de ce droit que leur garantit la Loi sur l’instruction Publique du Québec et cela malgré le fait qu’ils fréquentaient tous les deux une école de la juridiction de la Commission scolaire CSPO. 

 

Et cela sans mentionner mes plaintes qu’ils ont bafouées de manière dissuasive sous prétexte que je n’avais pas la bonne formule. 

 

Votre autorité et vos politiques ne devraient pas être un levier pour la division, l’injustice, la discrimination et l’abus de pouvoir…

Si vous discriminez mes enfants à cause de Filtrage cette organisation que mon fils et moi avons créée pour préserver la dignité de chaque enfant… C’est que vous n’avez rien compris…

 

Ce n’est pas une question de race, c’est une question d’humanité, d’éducation, de respect, de contexte approprié pour nos enfants.

 

Vous voyez bien qu’il y a eu négligence et incompétence… la commission scolaire CSPO avoue elle-même dans son rapport qu’elle à mal classifié le livre … Alors pourquoi nous faire la guerre ? Le gouvernement et les institutions sous sa tutelle ne doivent pas s’acharner sur des citoyens qui cherchent à revendiquer leur droits. Ce type de représaille est une flagrante transgression de l’Article 10 et 10.1  de la Charte des Droits et Libertés du Québec.

Je me demande encore pourquoi vous défendez avec entêtement ce livre comme si  ‘’le bas de laine du Québec” en dépendait. 

C’est un entêtement ridicule pour une situation qui aurait pu être si simple et si positive…

Le curriculum éducationnel québécois ne prépare pas un enfant de 6ème année à porter une réflexion intellectuelle assez approfondie pour comprendre une expression avec autant de charge historique.

Assimiler cette expression au premier degré, c’est la normaliser dans l’esprit malléable des enfants qui viennent innocemment d’apprendre une expression raciste en classe. Endosser une telle expression relève selon moi de l’ignorance, de la négligence, de l’incompétence et de l’insensibilité.

LE SECRET D'AWA (1988)

J’insiste sur l’insensibilité parce-que, le manque de classe et de civilité avec lequel vous avez gérez cette situation n’a rien de québécois…

Ce n’est pas le Québec. Et je le sais… je suis québécois et dans la province où je suis né, il y a 30 ans environ, mon école primaire Saint-Isaac- Jogues du quartier Ahuntsic avait invité Francois Pratte, auteur de la Courte Échelle. Dans le gymnase de l’école, Monsieur Pratte était venu nous présenter son nouveau, livre ‘’Le Secret D’Awa’’. Laissez-moi dire qu’à 39 ans, je n’ai pas oublié cette session de lecture. C’était la première fois qu'en tant que garçon québécois, noir que je me voyais représenté de cette manière dans une histoire et... sur la page couverture en plus!

Et heureusement, grâce au support de l’Union des Artistes, j’ai pu organiser des retrouvailles avec cet homme, blanc, québécois qui depuis les années 80 avait compris l’impact que la littérature pouvait avoir sur un jeune esprit. 

Monsieur Le Ministre Jean-Francois Roberge, au dernière nouvelle votre loi 40 est perçu à bien des égards comme une loi précipitée autoritairement par des baillons et des amendements qui séparent les français et les anglais.

 

L’histoire retient toujours les dommages du pouvoir qui divise pour régner.  

En grand, sur la scène international, le Québec brille comme un Oscars me donnant toujours une nouvelle histoire inspirante à raconter à mes enfants. C’est de cà que je veux leur parler… Non pas m’éterniser et vivre les divisions entre les Francais, les Anglais, les blancs, les noirs, les religieux, les pas religieux, les immigrants, les purs laines …

 

Il y a longtemps que nous avons compris au Québec qu’entre le OUI et NON il y a une nuance.   

Compréhension de cette nuance si forte que Monsieur Le Premier Ministre Francois Legault lui doit un peu son ascension au pouvoir.

CONCLUSION 

Je conclus en insistant avec la même conviction de ma première plainte pour demander de bannir le livre Un Cadavre de Classe de toute les

écoles du Québec. Je veux recevoir le rapport d’analyse des ‘’experts en littérature’’ que vous faites référence pour vous appuyer et défendre

sans vergogne ce livre raciste. J’exige que les droits de mes enfants soit restitué sans aucun délai en vertu de la Loi sur l’instruction Publique et

l’article 4 de la Charte des Droits et Libertés du Québec. Je veux recevoir des excuses officiel du Ministère de l’Éducation et de la commission

scolaire CSPO pour le traitement injuste que vous avez infligé à ma famille et moi dans ce dossier. Aussi personnelle que cette plainte peut

paraitre considéré l’a aussi comme un humble cri du coeur pour l’honneur de tout les enfants du Québec. Ne serait-ce que pour honorer, la dignité que leur garantissent ,tous, sans exception l’article 4 de la de la Charte des Droits et Libertés du Québec.

 

Pédagogiquement,

 

 

Quincy & Gioberti Francois

 

     

             

 

 

 

 

 

             

 

 

 

 

 

 

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